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SYNDICAT
NATIONAL
DES JOURNALISTES |
Pour les
déclarations de revenus perçus en 2000
Les déductions fiscales des journalistes :
Allocation pour frais, frais réels ou 30% ?
2000 est
la dernière année où, sur les revenus perçus dans l’exercice
écoulé, trois possibilités de déduction fiscale sont offertes
au choix des journalistes :
1) Les frais réels dans le cas où : a) ceux-ci sont particulièrement
importants, b) vous avez eu la précaution d’en conserver
précieusement tous les justificatifs.
2) La déduction supplémentaire de 30 %, plafonnée à 10.000 F
sur les revenus de 2000 et dont c’est la dernière année.
Cette déduction peut s’avérer intéressante dans le cas
d’une année incomplète de revenus, en 2000.
3) L’allocation pour frais d’emploi, instaurée
depuis les revenus de 1998 et qui intervient donc, pour la 3e
année consécutive, à hauteur de 50.000 F. (Sur les revenus de
2001, déclarables l’an prochain, elle sera exprimée en
euro et figure déjà sur les tables de conversion du ministère
des finances).
A partir de ce triple choix de déductions fiscales, les journalistes
sont invités à être particulièrement attentifs à quelques règles
simples mais essentielles :
- Le choix de la déduction de 30 % (limitée à 10.000 F)
ne peut se cumuler avec l’allocation pour frais. Si vous
déduisez l’allocation de 50.000 F, de vos revenus et portez
aussi 30 % dans la case déduction supplémentaire (AM où
BM), c’est celle-ci qui vous sera appliquée dans sa limite
de 10.000 F.
- Si vous avez débuté, interrompu ou terminé votre activité
journalistique, au cours de l’année 2000, la règle du
prorata, traditionnelle en droit fiscal, s’applique en
fonction des périodes de travail effectif. Les journalistes
ne peuvent soustraire 50.000 F, de leurs gains, que pour une
année complète.
- Si vous optez, comme la très grande majorité de la profession,
pour l’allocation pour frais d’emploi, il revient
à chacun des journalistes de déduire 50.000 F du total des revenus
déclarables au titre de l’an 2000. Si vous ne défalquez
pas l’allocation, le fisc ne le fera pas à votre place.
(1)
- Rajoutez à votre total des salaires, diminué de 50 000 F,
la quote-part des frais réintégrés, indiqués, à part, par votre
employeur. Comme l’abattement de 30 %, l’allocation
pour frais a, en effet, pour contrepartie et comme son nom l’indique,
l’inclusion d’une partie des frais remboursés. (2)
Portez le total : salaires + frais sur la ligne AJ du formulaire
de déclaration (page 3).
- L’administration fiscale ne connaissant pas, par cœur,
les (nombreux) textes applicables, nous vous invitons, si vous
avez opté pour l’allocation, à lui faciliter la tâche
en joignant à votre déclaration ces quelques lignes :
" Madame,
Monsieur,
Mon employeur a déclaré ....... au titre de mes
revenus imposables de l’an 2000. En tant que journaliste
(3), j’ai déduit de ce montant 50.000 F au titre
de l’allocation pour frais d’emploi qui m’est
applicable ».
Vous remerciant de votre attention etc., etc." |
Vous demandant de nous alerter aussitôt en cas de difficulté
d’application de ces textes comme plusieurs d’entre
vous l’ont fait, ces dernières années, nous amenant à
intervenir et à régler une soixantaine de litiges.
Très confraternellement
François Boissarie
Premier Secrétaire Général
Mars 2001
(1) A cette défalcation, à la source, de 50.000 F au titre
de l’allocation pour frais se rajoutent les abattements
de 10 et 20 % calculés directement par l’ordinateur.
(2) Se reporter à l’Instruction ministérielle
de réintégration des frais que nous publions sur notre site
internet (www.snj.fr) rubrique :
« impôts ».
(3) Ne pas joindre la carte professionnelle qui n’est
liée, ni à l’allocation, ni à l’ancien abattement.
Elle peut, cependant, vous être réclamée en cas de contrôle.
SNJ - 33, rue du Louvre
- 75002 PARIS
tél : 01 42 36 84 23 6 fax : 01 45 08 80 33
http://www.snj.fr - c.e:snj@snj.fr
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